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New Place !!!

Histoire du château La guerre des Awans et Waroux On ne peut pas parler de Waroux sans évoquer l’important conflit qui opposa, de 1298- 1335, deux puissants lignages : les Awans et les Waroux. Nous sommes ici en présence d’une de ces guerres privées si fréquentes au Moyen âge. Depuis le IX ème siècle, la « Loi Charlemagne » garantissait aux nobles l’impunité en cas de crime. Le « Serment d’innocence » suffisait pour les disculper. Cela autorisait tous les abus. La noblesse s’arrogeait le droit de faire justice elle-même. D’où des guerres civiles continuelles. Ajoutez à cela que l’amour de la guerre était en ce temps-là une des passions dominantes des familles nobles. La gloire militaire était des plus appréciées et le surnom le plus élogieux pour un chevalier était « Probus » ou « Preux » signifiant courageux. La moindre injure (et les nobles étaient très susceptibles) servait de prétexte à un recours aux armes. Plutôt que de porter plainte devant la cour de justice du prince, on se lançait dans de sanglantes guerres privées L’origine de cette guerre Les Awans et les Waroux étaient deux très puissantes familles de Hesbaye. Les terres des deux seigneurs étaient voisines. Tous deux étaient fiers et hautains, ils ne pouvaient donc rester longtemps en paix. Le prétexte du déclenchement de la guerre des Awans et des Waroux fut le mariage secret de Hanneceau de Waroux avec la jeune orpheline Adèle Poret du village d’Awans. Cette jeune fille était, nous dit un chroniqueur contemporain, de condition servile mais riche en meubles et héritages. Humbert Corbeau, seigneur d’Awans, la destinait à un de ses amis, aussi la réclama t-il en vertu de ses droits féodaux à Guillaume le Jeune, chef du Lignage de Waroux. Celui répondit qu’elle était franche (libre) donc qu’elle pouvait épouser qui il lui plaisait. Devant le refus du seigneur de Waroux, les Awans tentèrent d’enlever la serve. Lorsque Hanneceau et sa femme furent informés des intentions des Awans, ils se réfugièrent derrière les murailles du château de Waroux. Fous de rage, les Awans incendièrent les moulins et les brasseries de Waroux et ravagèrent leurs terres. chateau3.jpg La multitude d’épisodes sanglants qui émaillèrent cette guerre feront des milliers et milliers de morts, sans compter les pertes matérielles. Le 16 mai 1335 est signée la Paix des Douze ainsi nommée parce que les chefs des deux factions étaient au nombre de douze (six pour les Awans et six pour les Waroux). Les possesseurs successifs de Waroux Les Waroux : aux XIIe et XIIIe siècles Breton le Vieux, deuxième fils d’Hugues de Lexhy, fut seigneur de Waroux au XIIe siècle. Son sixième fils, Breton le Jeune, hérita ensuite de la seigneurie. Il eut treize enfants et son fils aîné, Guillaume, puis son petit-fils Guillaume le jeune, héritèrent du domaine. C’est du vivant de Guillaume Le Jeune que commença la longue querelle entre son lignage et celui d’Awans. Guillaume le Jeune n’eut qu’une fille, qui épousa après 1298 Rasse III, Sire de Warfusée. Les Warfusée : aux XIV et XVe siècles La Seigneurie reste entre les mains des Warfusée durant les XIVe et XVe siècles. Agnès de Warfusée, l’héritière de la Seigneurie, épouse en 1525 Richard de Mérode qui sera quatre fois bourgmestre de Liège. Il meurt en 1539 et sa femme en 1561. Les Mérode de Waroux XVIe (1525) et XVIIe siècles Agnès de Warfusée et Richard de Mérode eurent quatorze enfants dont l’aîné, Guillaume, reprit Waroux. Vers 1623, leur petit-fils, Jean obtient de l’Empereur germanique Rodolphe que la Seigneurie soit érigée en Comté, pour un service rendu à l’Empire pendant la guerre de Trente ans. C’est de cette époque que datent les premières transformations destinées à faire de ce château féodal une résidence de prestige. Jean aura treize enfants et son fils Jean hérite de Waroux. A sa mort, son frère Eitel-Frédéric reprend le bien. Mort en 1674, il semble que ses trois petites-filles vendirent le bien suite à la faillite des Mérode. Les Clercx de Waroux XVIIIe et XIXe siècles Michel Clercx, chanoine de la cathédrale Saint-Lambert, acquit le domaine à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle. Pour la première fois en sept siècles, le propriétaire n’était pas issu de la noblesse mais d’une famille bourgeoise de Hasselt. Ses parents s’étaient enrichis dans le commerce des tissus. Parmi leurs treize enfants, il y a Mathias qui lui aussi achète en 1715 le château d’Aigremont et va le rebâtir « à la moderne ». Michel Clercx mourut en 1734 et fut enterré à Saint-Lambert dans la chapelle Sainte- Anne qu’il avait restaurée et où il avait fait établir un nouvel autel. En 1808, la Seigneurie de Waroux est adjointe à celles d’Alleur et de Hombroux. À cette époque, un des Clercxest bourgmestre d’Alleur. Il s’agit de Michel-Mathias de Clercx de Waroux. La famille a été anoblie. En 1904, les de Clerck s’installent à Aigremont en emportant tout le mobilier. Les familles de Terwagne (1904-1926) puis Everard de Harzir (1926 à 1986) En 1904, le château est acheté aux Clercx par Marie de Terwagne qui décède en 1926 sans descendance. Adèle de Harenne (1888-1982), épouse de Francis Everard de Harzir (1878-1940), hérite du château en 1926. Ils le restaurent et y emménagent en 1927. Ils le conservent jusqu’en 1986. La Commune d’Ans l’a racheté, en date du 1er janvier 2005, au docteur Léon Janssis qui en était propriétaire depuis 1986. Retour aux articles